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Comment conserver les bienfaits des vacances après la rentrée ?

1 sept.
12 min de lecture

Après plusieurs semaines de vacances, le retour au quotidien peut provoquer une sensation assez paradoxale. On devrait se sentir reposée, mais on se découvre parfois fatiguée, irritable, moins motivée ou simplement beaucoup moins disponible mentalement.


Le fameux blues de la rentrée n'est pas nécessairement une dépression. Il peut correspondre à une période de transition durant laquelle le corps et le cerveau doivent retrouver un environnement beaucoup plus contraignant : horaires fixes, obligations professionnelles, organisation familiale, transports, sollicitations numériques et charge mentale.


Cette période mérite pourtant davantage qu'une liste de conseils pour « bien reprendre ».

Car les vacances ont une fonction intéressante : elles permettent parfois de découvrir comment nous fonctionnons lorsque certaines contraintes disparaissent.


Vous dormez peut-être mieux. Vous digérez mieux. Vous êtes plus patiente. Vous bougez davantage. Vous pensez moins au travail. Vous avez davantage envie de voir certaines personnes et beaucoup moins d'en supporter d'autres.


Ces observations ne sont pas anodines. Elles peuvent devenir de véritables informations sur votre équilibre physique et psychologique.


L'enjeu de la rentrée n'est donc pas de prolonger artificiellement les vacances, mais de comprendre ce qui vous a réellement permis de récupérer et ce que votre quotidien pourrait conserver.



Pourquoi la rentrée peut-elle provoquer une baisse de moral ?


Pour comprendre le blues de la rentrée, il faut commencer par abandonner une idée assez simpliste : celle selon laquelle les vacances seraient simplement une période pendant laquelle nous faisons moins de choses.

En réalité, elles modifient une grande partie de notre environnement psychologique.


Nous avons généralement davantage de contrôle sur notre temps, moins d'obligations immédiates, moins de contraintes horaires et davantage de possibilités de choisir ce que nous faisons. Le niveau de sollicitation professionnelle diminue également, à condition de parvenir à réellement se déconnecter.


C'est important, car la récupération ne dépend pas uniquement du nombre d'heures pendant lesquelles nous ne travaillons pas.


La recherche en psychologie de la récupération distingue notamment le détachement psychologique, la relaxation, le sentiment de contrôle sur son temps et la possibilité de pratiquer des activités différentes du quotidien professionnel. Une méta-analyse récente portant sur 32 études confirme notamment l'importance du détachement psychologique et de l'activité physique dans les bénéfices associés aux vacances.


Autrement dit, vous pouvez être en vacances sans réellement récupérer. Et inversement, quelques heures dans lesquelles vous êtes véritablement détachée de vos préoccupations habituelles peuvent avoir une valeur importante.


Les vacances peuvent révéler une fatigue que vous ne perceviez plus


Il existe un phénomène assez troublant : certaines personnes ne réalisent à quel point elles étaient fatiguées qu'une fois arrivées en vacances. Pendant l'année, nous sommes capables de fonctionner avec une fatigue devenue familière. Le réveil sonne, nous nous levons, nous travaillons, nous gérons les enfants, les rendez-vous, les courses, les imprévus. Le corps s'adapte et nous finissons par considérer cet état comme notre normalité. Puis le rythme ralentit.


Soudain, on dort dix heures. On s'endort plus facilement. On ressent moins le besoin de stimuler son énergie. On réalise que l'on avait besoin de beaucoup plus de récupération que prévu. Cela peut être compris à travers la notion de charge allostatique : l'organisme s'adapte continuellement aux exigences de son environnement. Lorsque les périodes de sollicitation sont répétées, cette adaptation représente un coût physiologique et psychologique.


Les vacances permettent de réduire temporairement cette demande. Elles ne « réparent » cependant pas automatiquement ce qui a généré la fatigue. C'est pourquoi le retour peut être difficile : les ressources ont été reconstituées, mais l'environnement qui les consomme est toujours là.


Le piège consiste à vouloir retrouver immédiatement son ancien rythme


C'est souvent là que la rentrée devient contre-productive. À peine revenue, on veut tout remettre en ordre. Reprendre le sport, réorganiser son alimentation, rattraper le travail, répondre à tous les messages, reprendre les rendez-vous et parfois même commencer une nouvelle routine de rentrée.


Cette volonté de repartir parfaitement peut être particulièrement présente chez les femmes qui ont un fonctionnement très exigeant et qui ont l'habitude de beaucoup anticiper. Mais une rentrée n'a pas besoin d'être une nouvelle période de performance. Elle peut être une phase de réadaptation.


Le corps doit retrouver ses horaires. Le sommeil doit se recaler. L'activité professionnelle reprend progressivement sa place. La charge mentale augmente. Les repas redeviennent plus structurés. Les stimulations augmentent.


Tout cela représente déjà une transition importante. Ajouter immédiatement dix nouvelles exigences de bien-être n'est pas forcément une bonne stratégie.


Une habitude utile est une habitude qui améliore votre équilibre sans devenir une nouvelle obligation à réussir.


Le sommeil : ne cherchez pas seulement à dormir plus, retrouvez un rythme


Le sommeil est souvent le premier élément perturbé au retour des vacances. Pendant l'été, les horaires ont pu être décalés, les soirées prolongées et les réveils retardés. La rentrée impose parfois brutalement un réveil à 6 h 30 après plusieurs semaines où le corps se réveillait naturellement beaucoup plus tard. Le problème n'est pas simplement le nombre d'heures dormies.


Le sommeil fonctionne avec une organisation circadienne, c'est-à-dire une succession de rythmes biologiques synchronisés notamment par la lumière, les horaires et l'activité. Pour retrouver un rythme plus stable, il est généralement plus intéressant de travailler sur la régularité que de chercher à compenser chaque mauvaise nuit.


L'exposition à la lumière naturelle en début de journée constitue notamment un signal important pour l'horloge biologique. À l'inverse, une soirée très lumineuse et très stimulante peut retarder le processus naturel de préparation au sommeil. Mais il existe un autre élément beaucoup moins évoqué : la transition psychologique vers la nuit. Si vous passez directement d'une journée de travail saturée à une succession de notifications, d'informations et de tâches domestiques, votre cerveau n'a pas véritablement de sas de décompression. Le sommeil ne commence donc pas au moment où vous vous couchez.

Il commence dans la manière dont vous terminez votre journée.



La rentrée peut aussi perturber la faim et la sensation d'énergie


Les changements de rythme ne concernent pas uniquement le sommeil. Pendant les vacances, les repas sont souvent plus espacés, plus longs et moins soumis aux horaires professionnels. À la rentrée, on retrouve parfois le déjeuner avalé rapidement, le café pour tenir jusqu'à l'après-midi et la faim qui apparaît brutalement en fin de journée. Certaines personnes interprètent alors cette fatigue ou ces envies alimentaires comme un manque de volonté. Ce n'est pas nécessairement le cas. Le sommeil, les horaires alimentaires, l'activité physique et le stress participent tous à la régulation de l'appétit et de l'énergie.


C'est également pourquoi la rentrée n'est pas forcément le meilleur moment pour imposer simultanément un régime très restrictif et une reprise sportive intensive. Lorsque l'organisme doit déjà s'adapter à un nouveau rythme, la stabilité peut être plus intéressante que la restriction.


Retrouver des repas structurés, suffisamment nourrissants et adaptés à son activité constitue une base beaucoup plus solide que chercher immédiatement à « éliminer les excès de l'été ».


Si votre baisse de moral venait surtout d'un effet de contraste ?


Il existe une autre dimension psychologique particulièrement intéressante. Après plusieurs semaines pendant lesquelles vous avez pu décider plus librement de votre temps, retrouver une journée entièrement organisée par les obligations peut donner une impression de perte de liberté. Le même travail qui semblait acceptable avant les vacances peut soudain paraître beaucoup plus pesant. Le même téléphone devient agaçant. Le même agenda semble saturé. Ce phénomène peut être rapproché de ce que l'on appelle un effet de contraste : notre expérience actuelle est évaluée en fonction de ce que nous venons de vivre. Cela ne signifie pas qu'il faut ignorer cette sensation. Au contraire.


Mais il est utile de distinguer deux choses : le malaise lié au contraste et le malaise lié à une situation qui ne nous convient réellement plus. Si après quelques semaines de reprise, la fatigue, l'irritabilité ou la perte de plaisir persistent, il devient intéressant d'examiner plus sérieusement ce que votre quotidien vous demande. Les vacances peuvent alors avoir joué le rôle d'un révélateur.


La question de l'autonomie est beaucoup plus importante qu'on ne le pense


L'une des caractéristiques des vacances est le sentiment de disposer davantage de son propre temps.

Vous choisissez votre heure de déjeuner. Vous décidez de sortir ou non. Vous pouvez passer une journée sans programme. Vous avez parfois moins de décisions imposées de l'extérieur. La rentrée réduit mécaniquement cette autonomie. Or, le sentiment de pouvoir agir sur son environnement est un élément important de l'équilibre psychologique.


C'est pourquoi conserver les bienfaits des vacances ne signifie pas nécessairement conserver leurs activités.

Il peut être beaucoup plus pertinent de conserver un peu de leur liberté. Cela peut prendre une forme très simple : préserver une soirée sans engagement, décider de ne pas répondre immédiatement à certains messages, protéger un temps personnel ou refuser que chaque espace libre de l'agenda soit automatiquement rempli. Cette notion est particulièrement importante lorsque l'on a une forte charge mentale.


Le repos ne consiste pas seulement à ne rien faire. Il consiste aussi à ne pas être constamment en train de répondre à une demande extérieure.


Le véritable luxe : avoir des espaces sans stimulation


Nous parlons beaucoup de déconnexion numérique, mais le problème est plus profond. Notre attention est sollicitée en permanence. Une notification appelle une réponse. Une information en entraîne une autre. Un message crée une nouvelle tâche. Une conversation se poursuit sur plusieurs applications. Même lorsque nous ne travaillons pas, notre cerveau peut continuer à traiter des informations.


Les vacances offrent parfois quelque chose de beaucoup plus précieux que du temps libre : une diminution de la densité cognitive. Il y a moins de décisions à prendre. Moins de choses à anticiper. Moins d'informations à traiter. C'est aussi pour cette raison qu'une promenade sans téléphone peut être beaucoup plus récupératrice qu'une heure passée à faire défiler des contenus sur les réseaux sociaux.


La récupération psychologique implique notamment de pouvoir se détacher des préoccupations professionnelles. Les travaux sur les expériences de récupération montrent que ce détachement est associé à un meilleur bien-être après les périodes de travail. La rentrée est donc un bon moment pour se demander non pas seulement combien de temps libre nous avons, mais combien de temps notre cerveau passe réellement sans avoir à traiter quelque chose.


Le système nerveux n'a pas besoin d'être « calmé » en permanence


Le vocabulaire autour du système nerveux est devenu omniprésent dans le bien-être, parfois jusqu'à perdre son sens. Notre organisme n'est pas censé être calme en permanence. Nous avons besoin d'activation pour travailler, décider, faire du sport, nous concentrer et répondre aux événements. Ce qui devient problématique, c'est lorsque l'activation devient quasiment continue et que les périodes de récupération sont insuffisantes.


La question pertinente n'est donc pas : « Comment rester détendue ? » Mais : « Est-ce que je sais encore redescendre après une période d'activation ? »


Certaines personnes terminent leur journée complètement épuisées mais restent mentalement en activité pendant plusieurs heures. Elles passent du travail aux enfants, des enfants au téléphone, du téléphone aux tâches domestiques, puis se couchent sans véritable transition. Dans ce contexte, une pratique de respiration ou de relaxation n'a pas vocation à « réparer » le système nerveux. Elle peut simplement devenir un signal de transition entre deux états. Et c'est cette capacité à passer d'un état à l'autre qui mérite d'être travaillée.


L'ancrage : une réponse à la suractivité mentale


La rentrée réactive également beaucoup d'anticipation. Nous pensons à demain alors que nous sommes encore aujourd'hui. Nous organisons le mercredi pendant le lundi. Nous pensons aux prochaines vacances alors que nous venons à peine de rentrer. Cette capacité d'anticipation est utile, mais elle devient épuisante lorsqu'elle monopolise constamment l'attention. L'ancrage peut alors être envisagé de manière beaucoup plus concrète que dans certaines approches de développement personnel.


Il s'agit de réintroduire le corps dans l'expérience présente. Lorsque le mental accélère, portez volontairement votre attention sur vos appuis, votre respiration, votre posture ou les sensations physiques présentes. L'objectif n'est pas de faire disparaître les pensées. Il est de ne plus leur accorder automatiquement toute la place. Une question peut être particulièrement efficace : « Qu'est-ce qui demande réellement mon attention maintenant ? » Elle permet de différencier ce qui se passe actuellement de ce que vous êtes simplement en train d'anticiper.


L'énergie : et si le problème n'était pas d'en manquer ?


C'est ici que l'approche énergétique apporte une lecture intéressante. Nous avons tendance à considérer l'énergie comme quelque chose qu'il faudrait constamment augmenter. Lorsqu'on est fatiguée, on cherche un stimulant. Lorsqu'on manque de motivation, on cherche une nouvelle routine. Lorsqu'on se sent dispersée, on ajoute une nouvelle pratique. Mais dans certaines traditions énergétiques, l'équilibre ne consiste pas uniquement à produire davantage. Il consiste également à conserver, orienter et faire circuler les ressources disponibles.


La médecine traditionnelle chinoise propose notamment une lecture saisonnière dans laquelle l'été correspond davantage à une dynamique d'expansion, tandis que l'automne invite progressivement au recentrage et à la conservation. Il ne s'agit pas de présenter cette conception traditionnelle comme une explication médicale des phénomènes biologiques. Elle peut néanmoins fournir une grille de réflexion intéressante pour la rentrée.


Au lieu de demander : « Comment avoir davantage d'énergie ? » on peut demander : « Où est-ce que mon énergie se disperse ? » Cette question change complètement la perspective.

Une personne peut être parfaitement capable de dormir huit heures et pourtant se sentir épuisée parce que son attention est constamment fragmentée.


Le rééquilibrage commence parfois par ce que l'on retire


C'est probablement l'un des conseils les moins populaires du développement personnel. Nous sommes habituées à ajouter. Une nouvelle routine. Un complément alimentaire. Une séance de sport. Une méditation. Une application. Une méthode d'organisation. Mais lorsque la surcharge est déjà importante, ajouter des pratiques peut devenir une nouvelle forme de pression. Le rééquilibrage peut au contraire commencer par une suppression. Supprimer une obligation qui n'a plus de sens. Réduire une disponibilité permanente. Limiter certaines sollicitations numériques. Ne plus remplir automatiquement les créneaux libres. Dire non avant d'être épuisée. L'énergie que vous récupérez ainsi n'est pas spectaculaire. Elle est simplement non dépensée. Et sur plusieurs semaines, cette différence peut devenir considérable.


Que faire lorsque l'on ressent une véritable « dépression de rentrée » ?


Il faut ici être précise. Le terme « dépression de la rentrée » est largement utilisé dans le langage courant, mais il ne désigne pas un diagnostic médical. Une baisse de moral temporaire, une fatigue ou une difficulté à retrouver son rythme peuvent correspondre à une phase normale d'adaptation.


En revanche, une tristesse persistante, une perte d'intérêt ou de plaisir, des troubles importants du sommeil, une anxiété marquée, un sentiment de désespoir ou une altération importante du fonctionnement quotidien ne doivent pas être banalisés sous prétexte que « c'est la rentrée ».


Dans ce cas, l'approche holistique ne doit surtout pas remplacer un accompagnement psychologique ou médical.


Prendre soin de soi, c'est aussi savoir quand demander une aide adaptée.


Comment transformer les vacances en véritable point de départ ?


Plutôt que de chercher à reproduire votre vie estivale, prenez quelques minutes pour observer ce qui était différent. Peut-être que vous avez découvert que vous aviez besoin de plus de sommeil que vous ne le pensiez. Peut-être que votre humeur s'est améliorée parce que vous passiez davantage de temps dehors.

Peut-être que vous vous sentiez mieux parce que vous n'étiez pas joignable en permanence. Peut-être que votre corps vous a semblé plus léger parce que vous marchiez davantage. Ou peut-être que la chose la plus importante était beaucoup plus psychologique : vous aviez enfin l'impression que votre temps vous appartenait.


Ce sont ces éléments-là qu'il faut chercher à préserver. Pas nécessairement les horaires de vacances.

Pas nécessairement les apéritifs au coucher du soleil. Pas nécessairement deux heures de plage chaque jour. Mais les conditions de récupération qui se trouvaient derrière ces expériences.


Un exercice de rentrée que je recommande


Avant de repartir complètement dans votre quotidien, prenez une feuille et écrivez simplement :

« Pendant les vacances, je me suis sentie mieux lorsque… » Puis laissez venir les réponses sans chercher à les rendre raisonnables. Vous pourriez découvrir que vous vous êtes sentie mieux lorsque vous n'aviez aucune obligation le matin, lorsque vous marchiez après le dîner, lorsque vous étiez moins connectée, lorsque vous preniez le temps de déjeuner, lorsque vous voyiez certaines personnes ou lorsque vous aviez simplement moins de décisions à prendre.


Ensuite, posez-vous une deuxième question :

« Quelle est la plus petite modification que je pourrais apporter à ma vie quotidienne pour conserver une partie de cette sensation ? » Pas dix modifications. Une. Parce que le véritable changement ne vient pas toujours d'une transformation spectaculaire de son mode de vie.

Il vient parfois d'un ajustement suffisamment pertinent pour être répété.


Conserver les bienfaits des vacances, c'est conserver ce qu'elles ont révélé


Les vacances ne sont pas seulement une parenthèse destinée à nous faire oublier le quotidien. Elles peuvent devenir une période d'observation particulièrement précieuse. Elles permettent parfois de découvrir que notre fatigue n'était pas normale, que notre agenda était trop dense, que notre sommeil était insuffisant ou que notre besoin de solitude était beaucoup plus important que nous ne le pensions. Elles peuvent également montrer l'inverse : que nous avons besoin de davantage de mouvement, de lien social, de projets ou de stimulation intellectuelle. Il n'existe donc pas une seule bonne manière de récupérer.


Le véritable enjeu est de comprendre ce qui vous restaure, vous. Les recherches récentes confirment d'ailleurs que les effets bénéfiques des vacances sont liés non seulement au fait de s'absenter du travail, mais aussi à la qualité des expériences vécues pendant cette période, notamment le détachement psychologique et l'activité physique. La rentrée devient alors moins une rupture qu'une occasion de réajustement.


Et si vous ne repreniez pas exactement la même vie ?


C'est peut-être finalement la meilleure question à se poser. Après plusieurs semaines de vacances, il est tentant de vouloir simplement retrouver son efficacité habituelle. Mais si vous revenez exactement avec les mêmes horaires, les mêmes contraintes, les mêmes sollicitations et les mêmes mécanismes de fonctionnement, il est logique que les mêmes sensations réapparaissent. Les vacances vous ont peut-être donné du repos. Mais elles vous ont surtout donné des informations. À vous de décider ce que vous allez en faire. Conserver les bienfaits des vacances ne signifie donc pas essayer de rester mentalement en été.

Cela signifie transformer une expérience temporaire de bien-être en quelques changements durables dans votre manière de vivre, de travailler et de récupérer. Et peut-être que votre objectif de rentrée n'est pas de faire davantage. Peut-être est-il simplement de dépenser votre énergie avec davantage de discernement.


Pour aller plus loin


Si cette rentrée vous donne envie de retrouver un rapport plus conscient à votre corps, à votre énergie et à vos temps de récupération, un rituel corporel peut s'inscrire dans cette démarche comme un espace complémentaire.


Chez Coranéïs, l'intention n'est pas de proposer une réponse universelle à la fatigue ou au stress, mais de choisir un rituel en fonction de ce que vous ressentez et de ce dont vous avez besoin à un moment donné.

Le soin n'est alors pas une récompense après avoir tenu bon. Il devient un temps volontairement réservé à la récupération.



Sources scientifiques

Les travaux utilisés pour nourrir cet article montrent notamment que les vacances peuvent améliorer le bien-être et que les expériences de récupération — particulièrement le détachement psychologique et l'activité physique — jouent un rôle important.

Une méta-analyse plus ancienne avait observé une diminution rapide de certains bénéfices après la reprise du travail ; les recherches plus récentes nuancent toutefois cette conclusion et suggèrent que les effets peuvent être plus durables selon la durée des vacances et les expériences vécues pendant celles-ci.


 
 
 

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